- Pourquoi la Vierge pleure-t-Elle?


- Miracles à Naju


- Signification des signes à Naju


- Cinq sommes
spirituelles de Naju


- Qui est Julia ?
(La choisie de Jésus
et la Sainte Marie)



-
Le Témoignage
et l'
Expérience de sa foi, Julia
 

- Les Témoignages de Julia au cours de la veillée de prières du premier samedi


- La Vie préparée
par le Seigneur

1 Table
2 Table
3 Table
4 Table
 


- Chemin de l'Amour
Pour le Seigneur


- La douleur de Julia
comme âme de
victime
 

- Obéissance de Julia



Julia qui dirige
"Maison d'Amour"
pour les grand-mères


La Vie préparée par le Seigneur
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171. Même en travaillant dans un atelier d'artisanat... (PDF)

J'ai estimé que je ne devais pas prendre de repos. Je devais faire quelque chose. Finalement, j'ai trouvé un travail où il n'y avait pas d'hommes. C'était une boutique d’artisanat. Là, je réalisais des broderies et d'autres travaux, mais soudain, mes yeux, mes oreilles et ma tête ont commencé à me faire terriblement souffrir.

Je ne pouvais pas bien voir, il était donc difficile de faire de la broderie. Même si j'avais été en bonne santé, les douleurs physiques ont commencé dès le premier jour de travail... Rien n'est arrivé à ma collègue, aussi était-ce étrange que je sois la seule à avoir ce genre de problème.

À l'école primaire et au collège, j'étais toujours la plus habile dans les travaux manuels et également dans l'art, comme fabriquer ou décorer des objets de mes mains, aussi je suis entrée avec confiance dans une boutique d'artisanat.

Cependant, dès que j'ai commencé à travailler, j'ai eu mal partout et je me suis sentie épuisée. J'étais donc désespérée. Le magasin d'artisanat livrait les fournitures à divers endroits tels que des collèges, des lycées et des universités. Et c'était plus difficile pour moi parce qu'ils m'envoyaient, moi qui ne parle généralement pas beaucoup, en voyage d'affaires dans ces collèges et lycées pour que je présente les fournitures et pour que je leur apprenne comment faire.

Je pouvais rester assise et broder en supportant mes douleurs physiques soudaines, et je pouvais le faire grâce au Semchigo comme si j'étais en bonne santé. Mais il m'était très difficile d'effectuer des voyages d'affaires dans des collèges et des lycées où je devais rencontrer des professeurs hommes. Je ne pouvais pas le supporter car ils montraient beaucoup d'intérêt pour moi et flirtaient avec moi.

"Que dois-je faire ?" Je pensais que je ne pourrais plus continuer ce travail, mais comme je ne pouvais pas me résoudre à dire que j'allais arrêter, j'étais inquiète, ne sachant pas quoi faire. Quoi qu'il en soit, la gentille et bonne patronne l'a remarqué, elle est venue vers moi et m'a dit avec attention : " Mademoiselle Yoon, n'est-ce pas compliqué pour vous ? ". "Broder n'est pas compliqué, mais bizarrement mon corps ne me suit pas."

"Je vois. Je pense que cet endroit ne convient pas à vos aptitudes." "Je pense que c'est le cas." "Je comprends. Ne vous inquiétez pas. Il suffit de montrer votre vraie capacité dans les techniques de beauté, ce à quoi vous êtes douée." J'ai tout de suite répondu : "D'accord, j'ai bien compris. Merci", et j'ai décidé d'arrêter l'artisanat. Lorsque j'ai quitté l'atelier d'artisanat avec enthousiasme, elle m'a remis 500 wons dans la main.

Partout où je travaillais, les patrons essayaient de ne pas me lâcher, mais c'était la première fois qu’une patronne me laissait partir. Cette patronne était très gentille et chaleureuse. Il n'y a pas longtemps, je lui avais coupé et coiffé les cheveux, et elle avait aimé ça en disant que c'était la première fois qu'elle se coiffait d'une manière qui lui plaisait. Elle a donc appris que j'étais douée dans le domaine de la coiffure et m'a conseillé de faire ce métier.

Dès que je suis sortie de la boutique d'artisanat, mes yeux, qui ne voyaient pas bien avant, ont pu voir parfaitement. Mon corps entier est devenu aussi léger qu'une plume. Cela devait être l'intervention du Seigneur qui voulait me conduire vers les Prières de la Vie à travers le métier de coiffeuse pour sauver d'innombrables personnes de leurs mauvaises habitudes, de la haine, de l'envie et de la jalousie.

 

172. Apprentissage du tricotage manuel de dehors par une fenêtre (PDF)

Même dans le magasin d'artisanat que j'ai choisi pour pouvoir travailler en toute confiance sans la présence d'hommes, cela s'est avéré difficile. A cause de ces hommes, je ne pouvais pas travailler et j'étais donc anxieuse. La raison pour laquelle je voulais gagner de l'argent rapidement était de subvenir aux besoins de ma mère pour qu'elle puisse vivre dans le confort, de fournir de l'argent pour l'association de crédit rotatif et pour mon futur mariage. J'ai travaillé dur, sans ménagement, même pour moi, mais je n'avais jamais gagné suffisamment d'argent pour subvenir à tous mes besoins.

J'ai essayé de maîtriser mon cœur qui avait envie de pleurer beaucoup. Je marchais anxieusement en souffrant sans destination en me demandant : "Dois-je continuer à faire de la coiffure ? Ou devrais-je choisir une autre voie ?" Puis, j'ai soudainement vu une académie de tricotage à la main, j'y suis allée pour voir et je m'y suis intéressée.

Je voulais apprendre à tricoter à la main, alors j'ai décidé de m'inscrire à l'académie. Mais quand je suis rentrée chez moi, je me suis sentie vraiment navrée d’avoir à discuter de questions d'argent avec ma mère. "Comment puis-je l'apprendre ? Y a-t-il un moyen d’apprendre?" J'avais beau me faire du souci à ce sujet, je ne trouvais aucune solution, alors je ne faisais que verser des larmes. Le lendemain, je suis allée à Gwangju et sans m'en rendre compte, mes pas m'ont conduite vers l'académie de tricotage à la main.

C'était l'été, donc l'instructeur enseignait aux élèves avec le ventilateur en marche et les fenêtres étaient ouvertes. Si je l'avais dit à ma mère, elle aurait volontiers payé l'académie, mais j'ai plutôt décidé d'apprendre le tricot de dehors sous une fenêtre parce que je ne voulais pas causer de problèmes à ma mère.

Malgré la chaleur de l'été, même en renonçant à ma fierté et en épongeant mes grosses gouttes de sueur, j'ai appris à tricoter par la fenêtre, tout en me demandant si quelqu'un allait me découvrir. Puis je suis retournée chez ma tante et je me suis entraînée à pratiquer tout  ce que j'avais vu et entendu.

Même si je l'ai appris de mes yeux et de mes oreilles en ayant le cœur rempli d'amertume, je me suis appliquée à travailler dur par moi-même. Ainsi, de cette façon, j'ai été capable de faire aussi bien que les élèves. Par la fenêtre, j'ai compris comment faire correctement une jauge (une mesure du nombre de points dans un centimètre de tissu), ce qu'ils disaient être difficile à apprendre, et j'ai confectionné de jolis vêtements pour mes cousins maternels.

Notamment, j'ai confectionné un manteau pour la fille aînée de ma tante aînée, avec qui j'étais très proche, en hiver, car ma tante aînée était toujours malade dès le début de son mariage, et sa fille aînée vivait donc avec nous dans notre maison de campagne. Ce n'était pas si facile d'apprendre le tricot à la main et le crochet tunisien, en se cachant derrière une fenêtre pour que personne ne le sache pendant les chaudes journées d'été. Mais c'était aussi la manière de me guider selon le Seigneur, qui voulait me discipliner dans la douleur et les épreuves.

 

173. Voir les enfants être battus (PDF)

On pouvait bien voir l'intérieur de la maison derrière celle de ma tante en raison des murs assez bas. Un jour, il y avait une grande agitation dans la maison, parce que le couple se disputait en se lançant des objets. Au milieu de tout ça, les objets se sont brisés, et leurs enfants pleuraient à chaudes larmes. En assistant à la scène, je me suis dit en mon for intérieur.

"Les enfants, à quel point avez-vous souffert ? Vous, qui êtes innocents, vous devez faire des sacrifices. Acceptez-le avec Semchigo comme si vous étiez aimés de vos parents, alors vos parents se sentiront mieux grâce à vos sacrifices." Puis à ce moment-là, je me suis aussi promis à moi-même, "Si jamais je me marie, je ne me disputerais jamais car je me permettrai de perdre le combat avec Semchigo comme si j'étais aimée, même si c'est déplaisant." marie, je ne me disputerais jamais car je me permettrai de perdre le combat avec le Semchigo comme si j'étais aimée, même si c'est déplaisant."

À ce moment-là, on a entendu les cris de l'enfant, la femme a battu son enfant sans pitié avec hargne en disant : "Tu vas mourir." J'ai pleuré en mon for intérieur, me rappelant le temps où ma mère me battait sans la moindre raison. J'ai dit à l'enfant dans mon cœur : "Oui, pleure de tout ton cœur. Mais ne blâme pas ta mère. J'espère que toutes tes blessures seront lavées par tes larmes comme elles le sont maintenant."

J'ai offert la douleur et la souffrance que j'avais subies pour l'enfant en souhaitant que celui-ci puisse l'accepter avec Semchigo comme s'il était aimé. En voyant cet incident, cela m'a rappelé l'époque où je travaillais comme puéricultrice dans une garderie. Il y avait une dame qui avait à peu près l'âge de ma tante. Elle avait épousé le fils aîné de la famille principale et avait mené une vie de couple pénible aux côtés de sa belle-mère et de ses belles-sœurs. Puis, elle est tombée très malade et a confié sa fille de six ans à sa mère.

À cette époque, lorsque j'étais responsable de la garderie du village, je m'occupais également de son enfant. Un jour, lorsque tous les enfants sont rentrés chez eux, je suis sortie de la garderie en tenant la main de l'enfant. À ce moment-là, la mère de l'enfant nous a suivis et a commencé à battre l'enfant sans pitié. Lorsque je l'ai empêchée de le battre, elle m'a poussée violemment et m'a dit : "N'intervenez pas puisque c'est mon enfant !"

Lorsque la mère fut épuisée de battre l'enfant, elle a commencé à lui mordre les cuisses et tout ce qu'elle pouvait toucher avec sa bouche. Je ne pouvais plus laisser l'enfant dans cet état, alors j'ai séparé l'enfant de sa mère et je l'ai ramené à la maison avec moi. Le lendemain, la mère est venue à la garderie et m'a dit : "Je suis désolée pour hier. J'étais en colère contre ma belle-famille et j'ai battu mon enfant innocent."

J'ai donc dit à la mère de l'enfant avec beaucoup de tendresse : "Vous ne devriez pas vous défouler sur votre enfant. La prochaine fois, peu importe à quel point vous serez en colère et acharnée, je souhaite que vous n'ayez pas à déverser votre colère sur votre enfant comme cela. Si vous pouvez résoudre le problème en frappant votre enfant comme ça, vous pouvez le frapper beaucoup, mais ça ne résoudra rien, n'est-ce pas ?" "C'est exact."

“Sur le moment, on dirait que ça calme votre colère, mais ça vous fait davantage souffrir après un moment, n'est-ce pas ?" "Oui, vous avez raison. J'ai appris quelque chose de positif aujourd'hui !" Elle avait l'air honteuse et continuait à me témoigner son estime. Je me suis juré une fois de plus que si je me mariais, je ne battrais jamais mes enfants, même s'ils faisaient quelque chose de mal, et que je ne les traiterais qu'avec beaucoup d'amour.

 

174. Enseignement du tricotage manuel dans ma ville natale (PDF)

Ma tante m'a demandé de tricoter des chandails pour ses enfants. Sur le chemin du retour après avoir acheté la laine à tricoter, j'ai soudain pensé : "Combien de personnes y aura-t-il qui ne pourront pas apprendre parce qu'elles n'ont pas d'argent comme moi, même si elles veulent apprendre à tricoter !" J'ai donc souhaité me rendre dans ma ville natale à la campagne et y rassembler toute personne désireuse d'apprendre à tricoter à la main pour leur enseigner à tricoter gratuitement.

De retour à la maison, j'ai confié à ma mère : "J'ai appris là tricoter à la main gratuitement, alors je veux l'enseigner aux autres gratuitement". Elle m'a volontiers autorisée à le faire. J'ai donc recruté des gens à Seodang (une école dans un village) et j'ai commencé à leur enseigner le crochet tunisien et le tricot  à la main. Lorsqu'on leur a dit que j'allais leur enseigner le tricot gratuitement, elles ont toutes vraiment apprécié !

Les pauvres dames en particulier l'appréciaient plus que les autres. Comme je savais qu'elles n'avaient pas les moyens d'acheter des outils, j'ai fabriqué des aiguilles avec les bambous près de chez moi et je les leur ai offertes. N'étais-je pas moi aussi enthousiaste à l'idée d’apprendre le tricotage, mais je l'ai fait à travers une fenêtre parce que je n'avais pas d'argent ! C'était très gratifiant pour moi d'enseigner gratuitement à des personnes qui avaient voulu apprendre à tricoter mais qui n’avaient pas pu le faire.

À la campagne, le fil de laine neuf était trop coûteux pour qu'on puisse se le permettre, alors j'ai décidé d'utiliser le fils de vieux pulls destinés à être jetés. J'ai récupéré des pulls usagés qui avaient été rafistolés encore et encore pour les porter et finalement être jetés. Le fil était tout fripé quand on le défaisait du pull. J'ai donc fait bouillir de l'eau dans une bouilloire et j'ai passé le fil à la vapeur lorsque la vapeur est sortie de la bouilloire pour qu'il puisse se défroisser et qu'il devienne comme du fil neuf.

Ainsi, j'ai transformé de vieux pulls en fil neuf, un par un, et je les ai distribués gratuitement aux élèves. En les voyant apprécier cela, je ne pouvais pas être plus heureuse et je me suis sentie comblée. Même si j'avais honte et que j'étais nerveuse par peur que quelqu'un le découvre, j'ai appris le tricotage manuel debout devant une fenêtre, en rejetant ma fierté. Ça en valait vraiment la peine.

Cependant, une des élèves, Yeong-deok, a oublié ce qu'elle avait appris au bout d'une journée, bien que je lui aie enseigné sans relâche. C'était si difficile que j'ai même voulu l'abandonner. Cependant, en songeant, " qu'il n'y a rien à abandonner  du tout dans ma vie! " Je voulais absolument être capable de le faire. Je lui ai enseigné sans relâche jusqu'à la fin, en pratiquant le Semchigo comme si elle avait fait un bon travail.

Et finalement, bien qu'elle ne soit pas du tout capable de faire des calculs, elle a pu apprendre la technique et tricoter un pull en utilisant la jauge. J'ai réalisé une fois de plus qu'il n'y a rien d'impossible. Après la fin d'un cours, des personnes sont venues chez moi et m'ont posé des questions sur la façon de tricoter, comme des pulls, des cache-nez, des vêtements, etc. Comme je leur enseignais même à la maison, je n'avais pas de temps pour me reposer.

Cependant, je leur ai enseigné avec beaucoup de zèle et de joie, tout en pratiquant le Semchigo comme si j'étais aimée par ces personnes et en en faisant l'offrande. Et lorsque certaines personnes voulaient que je leur fasse une permanente, elles se réunissaient les jours où il n'y avait pas de cours.

Alors je les coiffais. J'ai travaillé sans relâche, même pour un moment comme celui-ci. Comment pourrait-on avoir une idée de la satisfaction que j'éprouvais sans en avoir fait l’expérience soi-même !


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175. A l'Académie Yoko à Gwangju (PDF)

Puis un jour, j'ai reçu une lettre provenant d'une Académie de tricotage Yoko à Gwangju. Ils m'ont suggéré de faire du tricot selon la méthode Yoko. J'ai visité cette académie en me disant : "Je ne sais pas comment ils ont fait pour me connaître et m'envoyer une lettre, mais je vais simplement essayer d'y aller". Après avoir écouté le directeur, j'ai commencé à m'intéresser et à aimer le tricot de type Yoko.

Je pensais que ses chances de succès étaient bonnes et que je pourrais en tirer profit, alors j'ai décidé d'aller à cette Académie et je suis retournée à la maison. Quand j'en ai parlé à ma mère, elle a donné son accord avec plaisir. J'ai étudié assidûment, même le maniement d'une machine à tricoter Yoko que seuls les hommes étaient capables de faire, de sorte que j'ai obtenu mon diplôme facilement. Puis le directeur m'a fait une proposition inattendue.

Il m'a proposé d'être responsable de la comptabilité de cette Académie et de prendre en charge les étudiants. Le directeur m'a toujours félicité pour mes bons résultats tout en me regardant faire mon apprentissage, il me faisait confiance et m'a dit qu'il souhaitait m'engager comme employée. J'ai apprécié l'offre en pensant : "Maintenant, les choses se mettent en place". Cependant, sachant que le directeur m'engageait en tant qu'employée, les deux instructeurs qui nous avaient enseigné à cette Académie m'ont prise à part pour me parler.

L'un d'eux m'a dit : "Mademoiselle Yoon, quand on vous regarde apprendre, vous êtes tellement douée." J'ai répondu, "Non. Je fais juste de mon mieux." " Ouah, vous faites même preuve d'humilité ! " L'autre instructeur m'a dit : "Mademoiselle Yoon, vous êtes parvenue à apprendre en un jour ce que les autres n'ont même pas pu obtenir après deux semaines d'enseignement. Pourquoi ne pas ouvrir une académie Yoko et monter une affaire ensemble ?" Ils ont expliqué en détail les perspectives de ce projet qui semblait si attrayant.

Cependant, comme ils étaient instructeurs dans cette Académie, je craignais qu'il y ait des pertes pour l'Académie, alors je leur ai demandé : "Que se passera-t-il ici si deux d'entre vous démissionnent en même temps ?". "Ne vous inquiétez pas pour ça." Comme je pensais que les autres avaient la même pensée que moi, je n'ai jamais douté de leurs paroles ni de leur comportement, quoique j'aie été trompé par des gens tant de fois.

Auparavant, alors que je travaillais comme une bête pour les autres, je n'ai jamais obtenu le salaire que je devais recevoir. J'ai donc voulu me mettre en avant pour trouver mon travail, même si c'était un travail difficile, car ce que je voulais, c'était gagner de l'argent rapidement pour prendre soin de ma mère dans de bonnes conditions.

J'ai eu beaucoup de peine pour le directeur de cette Académie, qui m’avait fait confiance et m'avait proposé un travail inattendu pour lequel je ne lui avais même rien demandé.

Cependant, j'ai pensé qu'il serait préférable de créer ma propre entreprise afin de réconforter ma mère le plus rapidement possible. J'ai répondu oui à cette proposition des instructeurs qui m’avaient suggéré un partenariat.

En rentrant chez moi, j'en ai parlé à ma mère qui a accepté avec plaisir.

 

176. Opposition à notre Engagement de la part de la famille maternelle et de ses proches (PDF)

La dame de la pension de monsieur Kim m'a dit avec inquiétude, "Je souhaite que vous vous mariez rapidement." "Je n'ai pas les moyens de me marier maintenant." "Si tu ne peux pas te marier, je veux que tu te fiances avec lui et que vous viviez ensemble." Monsieur Kim, qui était en train d'écouter à côté de nous a également dit : "Beaucoup de femmes me poursuivent et m'ennuient, alors ne devrions-nous pas nous fiancer ?"

"Pourquoi ne leur as-tu pas dit que tu avais trouvé quelqu’un que tu voulais épouser ?" "Je leur ai dit. Mais ça n’a pas marché. Si nous organisons une cérémonie de fiançailles, ne renonceront-elles pas à me poursuivre et à m'importuner constamment ?" Après y avoir réfléchi, ainsi qu'à la suggestion de la dame de la pension, j'ai estimé que cela était raisonnable.

J'ai suggéré à monsieur Kim d'en parler d'abord aux aînés de nos deux familles parce qu’il fallait se mettre d'accord entre les membres de nos famille. J'aurais préféré me marier, mais je ne disposais pas de l'argent que j'avais gagné. J'ai décidé d'obtenir la permission des aînés des deux familles pour les fiançailles en pensant que je pourrais diriger l'académie de tricot Yoko et gagner de l'argent pour me marier.

Mais tous mes proches s'y sont opposés, sauf ma mère. Chacun des nombreux anciens a fait remarquer : "Comment peux-tu t'occuper d'une si grande famille puisqu'il est le fils aîné de huit enfants ; six fils et deux filles, et qu'il a même des grands-parents à la campagne ?". J'ai dit que ça irait, mais plusieurs anciens ont tout de même fait remarquer : "Il n'est jamais bon d'être la belle-fille aînée dans une maison qui compte de nombreux frères et sœurs." "Le mariage est une affaire sérieuse dans notre vie, il faut donc bien y réfléchir."

"Bonté divine ! Comment peut-on se marier dans une famille où vivent les grands-parents ? Mène une vie confortable en tant que petite belle-fille.  Tu devrais penser à ta mère aussi", et ainsi de suite. Même mes amies s'y sont opposées, en disant : "Tu es folle ? Comment peux-tu te marier dans une famille avec autant de frères et sœurs, à moins que tu ne sois folle et que tu aies perdu la tête en refusant toutes ces bonnes offres de mariage  qu’on t’a faites? Change d'avis. Tout le monde va essayer de vous séparer l'un de l'autre, puisque tu es jolie et que tu as bon cœur."

Je ne pouvais pas exprimer ma pensée aux anciens, mais c’est uniquement à mes amies que je parlais fermement. "Vous ne devriez pas vous exprimer comme ça. Si c'est le cas, quelqu'un qui a beaucoup de frères et sœurs ne peut pas se marier ? Ce qui est vraiment important dans la vie de ce monde, c'est de respecter la personnalité de chacun, de veiller et de prendre soin les uns des autres, couvrir les échecs des uns et des autres avec amour, pallier les manques de notre prochain, et réaliser l’unité entre nous.

Pas seulement s'occuper de notre propre confort et de nos intérêts en donnant tout d’abord la priorité à notre position, notre pouvoir, notre autorité, nos biens et nos études ... En grandissant dans la solitude avec ma mère célibataire, j'ai fermement décidé de choisir une famille où il y aurait plusieurs frères et soeurs et un père, en maintenant l'amour fraternel et la loyauté entre les frères et soeurs ! C'est pourquoi je l'épouserais sans aucun doute. Donc, ne dites jamais  autre chose !" J'ai clairement fait part de ma décision à mes amies.

Lorsque tout le monde s'est opposé à notre mariage, à l'exception de ma mère, j'ai eu tellement pitié de monsieur Kim que je me suis engagée à l'épouser sans transiger sur mes convictions, quelle que soit l’opposition. Il présentait de nombreuses et différentes conditions que les futurs mariées détestaient le plus. Je souhaitais me rendre quelque part où il y avait un grand nombre de fardeaux à porter et que les autres femmes évitaient, pour les porter ensemble.

Je voulais que ses frères et sœurs puissent vivre l'amour fraternel  entre frères et sœurs tous ensemble pour le rendre heureux. De plus, j'étais sûre que j'aimerais ses nombreux frères et sœurs pareillement. J'ai pris la ferme décision de bien vivre et de pratiquer la piété filiale envers ma mère malgré mon incompétence, comme pour prouver à ceux qui s'étaient inquiétés de moi que je pouvais le faire.

 

177. L'opposition de sa famille (PDF)

Le mariage ne consistait pas seulement à obtenir la permission de ma famille. Son père était diplômé de l'université Kyoung-seong de Séoul (l'actuelle université nationale de Séoul) et avait étudié à l'université Waseda au Japon. Lorsqu'il étudiait à l'école supérieure, son fils, monsieur Kim, est né. Ce dernier est issu d'une famille où un fils est rare et précieux. En tant que fils aîné et héritier de sa famille du clan Gwangsan Kim, il a été entouré de beaucoup d'amour dès sa naissance.

En outre, monsieur Kim est diplômé des plus prestigieux établissements scolaires de Gwangju, Seo-joong (collège) et Il-go (lycée). Donc, son père ne voulait pas que son fils se marie avec n’importe qui. De plus, son père a dit qu'il ne pouvait pas m'accepter comme sa belle-fille car je n'avais pas fait d'études et que j'avais grandi seule avec une mère célibataire et pauvre.

Sa famille s'y est opposée parce que j'étais fille unique issue d'une famille pauvre et que j'étais sans aucune éducation. Cependant, sa mère qui était dans l'impossibilité d'accéder à la demande sincère de son fils a dit : "Alors, laisse-moi simplement voir cette fille."

 

178. Rencontre pour discuter de notre mariage (PDF)

J'étais vraiment nerveuse car c'était la première fois que je me retrouvais à discuter de mariage à l'âge de 24 ans. J'ai rencontré la famille de monsieur Kim dans une boulangerie à Gwangju. La mère de monsieur Kim et même ses cousins maternels se sont joints à la réunion et m'ont posé diverses questions. Bien que je sois timide, j'ai répondu aux questions sans rien cacher, selon mes convictions. Sa mère s'était opposée au mariage après avoir simplement entendu quelle était ma situation. Heureusement, au fil de la conversation, le visage endurci de sa mère s'est éclairci.

Les personnes qui sont venues avec elle étaient également satisfaites de moi après avoir entendu mon histoire et elles ont consenti à ce mariage. Après avoir obtenu le consentement des deux familles, j'ai eu peur de mener une nouvelle vie avant même d'être heureuse. Alors j'ai fait le serment suivant : "Puisque maintenant les dés sont jetés et que j'ai fait mon choix, je sacrifierai mon corps avec amour pour le bonheur de tous et la paix dans cette famille."

Nous avons dîné à Gwangju et sommes allés ensemble à sa pension de famille à Geumcheon. Nous parlions de nos projets d'avenir. Puis, soudain, son frère aîné assermenté a franchi la porte et a dit : "Manbok, viens vite." Il a répondu "Oui." Et il est allé tout droit dans la pièce principale.

Ce dernier, qui discutait de notre avenir et de notre cérémonie de fiançailles, est sorti sans me dire un mot et n'est pas revenu pendant plus d'une heure. Je suis allée à la cuisine et j'ai ouvert discrètement la porte de la pièce principale et j'ai été très surprise. Des hommes et des femmes étaient rassemblés dans la pièce, s'embrassant et dansant, et monsieur Kim se joignait également à eux !

Déçue et choquée de ce que ce que j'avais vu, j'ai quitté la maison à cet instant, faisant une offrande  en pratiquant le Semchigo comme s'il m'avait enlacée et partagé son amour avec moi. Ils avaient l'air si pitoyables. J'étais bien décidée et je me suis dit : "Je ne danserai jamais si près en étreignant un autre homme jusqu'à ma mort".

Je ne pouvais pas comprendre, avec mon étroit bon sens, pourquoi il était sorti sans me dire un mot et avait dansé avec une autre femme. Pourtant, je l'ai accepté à l’aide de Semchigo comme s'il était avec moi et en pensant, « Il se peut qu’il n’a pas été capable de résister aux paroles de son frère assermenté, donc il  y est allé sans avoir eu d'autre choix que d'y rester."

Je pourrais encore être sur le point de l'attendre sans promesse ! Je me suis souvenue d'un incident quand je lui ai rendu visite à la pension de famille pour discuter de notre avenir, car mon corps et mon cœur étaient tellement épuisés par une grande épreuve. Même à ce moment-là, alors qu'il parlait avec moi dans la chambre de la pension, on lui a dit que quelqu'un le cherchait dans la pièce principale. Il est alors parti en vitesse sans me dire un mot et je l'ai attendu pendant trois longues heures. Il n'est pas revenu.

Il s'est avéré qu'il était resté seul avec une lycéenne pendant plus de trois heures dans la pièce principale de la maison. Il avait parlé avec nonchalance, sans montrer le moindre regret, et j'avais l'impression d'être ignorée. Pourtant, je me sentais chanceuse, comparé à la situation de l'époque où je faisais semblant d'être insouciante et où je me suis enfuie de la pension en pratiquant le Semchigo comme s'il m'aimait !

 

179. La personne qui avait fait la promesse de se marier avec moi se trouvait entre la vie et la mort. (PDF)

Un jour, un collègue de monsieur Kim a couru vers moi en catastrophe et m'a dit en haletant : "Mademoiselle Yoon, monsieur Kim est dans un état critique ! Dépêchez-vous d'aller à l'hôpital !" "Pardon ? Il est dans un état critique ? Que lui arrive-t-il ?" J'étais tellement surprise que j'ai insisté auprès de son collègue pour qu'il me réponde. Il a alors répondu : "C'est un accident de voiture. Il n'y a pas de temps à perdre !" En l'écoutant, j'ai pris le bus pour l'hôpital. Je ne pouvais rien voir tant les larmes coulaient de mes yeux.

Je me sentais prise de vertige comme si j'avais tout perdu. J'avais l'impression que mon cœur s'arrêtait quand je pensais : "Que dois-je faire s'il meurt ?" Avant lui, la seule personne sur laquelle j'avais compté sous les cieux était ma mère ! Quel chemin solitaire et rude, rempli d'épines, cela a-t-il été !

Comment pourrais-je compter toutes les larmes que j'ai secrètement versées en pensant à mon père et à mes frères et sœurs qui n'étaient plus dans ce monde ? Monsieur Kim est un homme qui est apparu devant moi me disant qu'il serait là pour me fortifier pour le reste de ma vie et pour être un compagnon avec lequel je partagerai  les joies, les tristesses et les  souffrances.

Il était celui qui pouvait faire fondre mon corps et mon cœur gelés comme si la glace était fondue par un souffle chaud... Il était un rayon de soleil chaud à mes côtés pour me donner de l'espoir et quelqu'un sur qui compter. Mais il était en train de mourir et il n'était même pas sûr qu'il survive à un grave accident de la route !

J'avais l'impression que le ciel s'effondrait. Je tapais des pieds à plusieurs reprises, sentant que mon bus avançait trop lentement. "Que dois-je faire ? Que dois-je faire ?" Mon cœur palpitant de peur ne pouvait pas facilement se calmer. Je me suis précipitée à l'hôpital, tout en essuyant mes larmes intarissables.

Lorsque j'ai franchi la porte de l'hôpital, la mère de monsieur Kim était là et me regardait de haut en bas avec effroi. Je me suis arrêtée un instant, avec l'impression que mon cœur était en train de se dérober, mais je l'ai saluée poliment et je suis entrée précipitamment dans la salle.

Monsieur Kim était dans le coma et on m'a dit que sa tête était gravement blessée. "boohoo..." Quand j'ai vu son visage, qui gisait inconscient, un cri a échappé de ma bouche, alors j'ai mis la main sur ma bouche.

Voilà ce qui s'est passé. Après avoir bu joyeusement à l'événement de la Journée des résidents du comté, il roulait à vélo alors qu'il était ivre et traversait le pont à deux voies de Naju. Un bus de passagers Geum-sung qui le précédait a soudainement ralenti. Il a franchi la ligne médiane pour dépasser le bus, s'est engagé sur la voie opposée et a pédalé à pleine vitesse. À ce moment-là, un bus pour passagers de la ligne directe de Gwangju arrivait devant lui à une vitesse excessive dans la direction opposée.

Toutes les personnes présentes qui ont vu la chose ont été très surprises et ont dit "Oh non, oh non !!!" et se sont inquiétées de cette scène qui allait provoquer un accident. À ce moment-là, il a percuté le bus de plein fouet, ce qui l'a projeté en l'air.

Puis, les jambes tournées vers le ciel, il a heurté sa tête directement sur l'asphalte de la chaussée. Le bus s'est arrêté brusquement et a dérapé sur 8 mètres avant de s'immobiliser. Ceux qui regardaient la scène de l'accident ont dit : "Mon Dieu ! Quelle catastrophe ! Tut tut !"

Le médecin a également déclaré : "Je ne peux pas garantir une chance de survie car il s'est gravement blessé à la tête. Je dois attendre 48 heures pour le savoir en observant s'il vomit." Souhaitant ardemment qu'il revienne à la vie après son état comateux, j'ai insufflé mon souffle dans sa bouche. "Whoo- Whoo- Whoo- S'il vous plaît, s'il vous plaît, faites que son souffle revienne", ai-je souhaité avec ferveur.

Après l'avoir soigné de tout mon cœur, il a repris conscience en une journée. Jour après jour, étonnamment, son état s'est amélioré. Après environ une semaine, incroyablement, il a pu se rétablir complètement et quitter l'hôpital. C'était comme un miracle. Le ciel bleu semblait me sourire comme s'il avait deviné la joie et le soulagement de mon cœur lorsque nous avons quitté l'hôpital.

 

180. Célébration des fiançailles (PDF)

Bien des choses m'ont fait verser des larmes, mais nous avons pu surmonter toutes ces difficultés au cours de notre démarche et nous avons célébré nos fiançailles le 16 mars 1970. Promettant de devenir un couple de haute qualité, ou en d'autres termes, de devenir un couple très fidèle, nous avons organisé une modeste cérémonie de fiançailles à l'hôtel First-Class de Gwangju, en présence des membres de notre famille et de quelques proches parents des deux familles.

À l'époque, la coutume voulait que les deux familles partagent le coût d'une cérémonie de fiançailles. Cependant, ma mère a tout payé elle-même en s'endettant. Elle voulait sans doute la préparer comme pour le montrer aux gens afin que sa fille unique ne se sente pas découragée. Cependant, mon beau-père a fait claquer sa langue à mon encontre malgré la présence de tous les membres de ma famille à la cérémonie de fiançailles.

Il m'a lancé un regard de côté plein de reproches et a dit : "Il n'y a personne d'aussi bien que ma fille." Soudain, l'atmosphère est devenue très froide. À cause de son attitude, ma famille maternelle a dit : "Qu'est-ce qui ne va pas avec cet homme diplômé de l'université japonaise de Waseda ?" "Ce sera vraiment dur pour toi quand tu te marieras dans cette famille." "Même si tu n'es pas aussi bonne que sa fille, comment peut-il dire ça devant ses beaux-parents alors qu'ils se rencontrent pour la première fois ?"

"J'ai entendu dire qu'il était instruit, mais comment peut-il être aussi impoli au cours de la rencontre des deux familles et ce pour la première fois ?" et ainsi de suite, ils ont fait des remarques et ont été troublés. J'ai eu vraiment honte devant les anciens qui avaient essayé de m'aider à me marier avec des hommes qui offraient de bonnes conditions, mais j'ai essayé de leur sourire avec le Semchigo comme si j'étais aimée.

Beaucoup d'hommes de la belle-famille étaient présents ce jour-là, et mon beau-père a fait essuyer et nettoyer toutes leurs chaussures et a fait payer ma mère pour tout cela. Je me suis sentie très peinée pour ma mère qui essayait de faire en sorte que sa fille ne se décourage pas, alors je lui ai dit : "S'il te plaît, n'en fais pas trop."

Cependant, son état d'esprit ne devait pas être comme ça. Combien elle a lutté seule tout en m'élevant strictement pour éviter que je sois découragé par les autres et qu'on m'appelle "enfant sans père" ! Elle a élevé sa fille de cette façon, elle voulait donc lui préparer une cérémonie de fiançailles qui ne soit pas inférieure à celle des autres. Je pleurais intérieurement pour son amour si profond.

"J'ai vécu ma vie sans épargner aucun effort pour que tu sois à l'aise, mais contrairement à mes souhaits, le monde ne m'a pas accepté, je n'ai donc pas pu m'occuper de toi aisément. Mais maman! Je ferai de mon mieux pour vivre fidèlement et je deviendrai une fille dont tu seras fière. Bien que je ne sois pas à la hauteur, je serai une fille dévouée, meilleure pour toi que dix fils, et je ferai de mon mieux pour prendre soin de toi avec aisance aussi longtemps que je le pourrai selon mes possibilités. Merci, maman."